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Afrique · Octobre – novembre 2002

Namibie

Le Caprivi, Etosha, les éléphants du désert de la Hoanib, Swakopmund et les dunes de Sossusvlei. « De loin le pays le plus super que nous avons traversé. »

16 étapes au carnet95 photos

Carnet de route

23 octobre

Fini la Zambie ! Nous traversons le Zambèze sur un bac des moins pittoresques et arrivons au Botswana. Nous nous étions préparés aux tracasseries habituelles avec les douaniers… eh bien non ! Tout se passe normalement : pas de visas, le carnet de passage est « stampé » sans autre, et la nana de la douane nous demande de payer une assurance au tiers de 25 pulas (la monnaie du Botswana), mais pas payable en dollars ! Après discussion, nous pouvons passer sans autre, puisque nous sommes seulement en transit. En repartant des bureaux de la douane, un type fort gentil nous arrête pour l'opération « fièvre aphteuse ». Elle consiste à tremper les papattes de Titine et les semelles de toutes nos chaussures, sauf celles que nous portons ! Du plus haut ridicule quand on voit la manière et le « jus » dans lequel ils le font… Bref, on y passe et tout va bien.

Petite traversée (60 km) d'un parc au Botswana avec éléphants, gazelles et koudous. Nous voilà de nouveau devant une frontière. Là, c'est « simplement simple » : plus de carnet de passage (le Botswana, la Namibie et l'Afrique du Sud ont les mêmes règles pour les véhicules), juste un tampon dans le passeport. Nous roulons 2 km et arrivons à la frontière namibienne : cette fois, c'est le rêve. Nous devons garer le véhicule sur des places prévues à cet effet (couvertes, s'il vous plaît !), les bureaux sont nickel et les douaniers sympas. Nous ressortons 10 minutes plus tard, et cette fois, nous sommes en Namibie.

Direction Katima Mulilo par la route du Caprivi (route parfaite ! ça change !!). Change d'argent à la banque (pour les dollars namibiens) et au marché noir (pour les derniers kwachas zambiens), puis courses dans un supermarché « comme on n'en avait plus vu depuis des lustres ». En sortant, oh surprise : notre première crevaison… La station-service est juste en face… cool banana ! Après 20 minutes, on repart en direction des Popa Falls mais, 10 km plus loin, boum ! Le même pneu crève. Retour à la station-service pour la deuxième fois. Nous décidons de rester sur place pour la nuit, car il est déjà 17 h et nous ne roulons pas de nuit ! Le camping est sympa, avec un bar sur le fleuve !

24 octobre

Départ pour les Popa Falls : 300 km de route plate sans grand changement. Pas de pneu qui explose cette fois-ci. Le camping est installé au bord de l'Okavango, très chouette. Nous sommes les seuls !

25 octobre

Départ pour Rundu, au bout du Caprivi. Nous arrivons en ville et faisons quelques courses dans un supermarché mieux qu'en Europe ! En repartant, nous tombons sur l'orthopédiste du CICR et faisons un brin de causette. Il nous conseille un lodge-camping non loin de là. Nous y passons une fin d'après-midi et une « longue » soirée très arrosée avec André, le gérant, et une collègue du HCR… Aïe, la tête !!

26 octobre

Encéphalogramme plat : impossible de bouger… Disons que le camping est magnifique (ce qui est vrai) et que nous n'avons pas envie de bouger… En fait, on ne PEUT pas bouger : trop de bière-vin-shots-du-milieu… hips ! Pascal va tout de même faire 40 km à vélo pour transpirer un peu. Le soir, nous profitons une deuxième fois de la cuisine du lodge : steak d'oryx.

27 octobre

Départ pour le parc d'Etosha. La route est exactement la même que depuis Katima : plate et droite ! Nous arrivons dans le parc vers 14 h et commençons notre « game drive ». Il tombe quelques gouttes ; nous voyons des centaines de girafes et un rhino. Le parc est extrêmement sec et les animaux n'ont que quelques points d'eau. Nous campons au Halali Rest Camp, un camp immense et super bien organisé. Petite grillade avec une bouteille de rouge au clair de lune. On entend les hyènes et les éléphants au loin. La nuit se rafraîchit et nous sentons le climat du désert : chaud le jour, frais la nuit.

28 octobre

Après une balade d'une matinée, nous quittons le parc pour Outjo, une petite bourgade à 120 km au sud. Là, c'est l'Europe : petites maisons alignées, rues propres et goudronnées, trottoirs, magasins, pâtisseries, Internet. Prisca va au Bancomat chercher des sous ! Ça marche tellement bien qu'elle ne va pas assez vite, et le Bancomat lui demande si elle a besoin de plus de temps !! Les Allemands ont laissé une certaine empreinte !!

Nous en profitons pour mettre à jour le site web et campons dans un backpackers juste derrière l'Internet-pâtisserie-café.

29 octobre

Le matin, nous quittons Outjo pour Sesfontein. La route nous mène à Khorixas… la civilisation s'estompe déjà ! Nous roulons sur une piste de chez piste (voir les photos) à 100 km/h !! Les paysages de « table mountains » sont à couper le souffle. Nous passons Sesfontein et remontons le lit de la Hoanib, où nous camperons. L'Elephant Song Camp permet de voir (d'apercevoir) les éléphants du désert et offre une vue magnifique sur les montagnes qui bordent le lit de la rivière… même depuis les toilettes (voir les photos).

30 octobre

Nous redescendons la poussiéreuse Hoanib pour nous rendre au pied du Brandberg, les plus hautes montagnes de Namibie (2573 m). Elles sont plantées au milieu du désert : impressionnant. Nous passerons la nuit dans le Damaraland où, semble-t-il, vivent éléphants, lions et rhinos.

31 octobre

Départ pour Swakopmund. Nous traversons pour la première fois le désert absolu : plat devant, derrière, à gauche et à droite… magique. Nous arrivons sur la côte ouest de la Namibie : nous voyons l'Atlantique… ça y est, nous avons traversé l'Afrique d'est en ouest ! Il fait froid (heuuu… 20 °C, quoi !) et la route qui descend vers Swakopmund est faite de sable et d'eau salée pour la durcir. Cool pour la voiture !

La ville est le modèle réduit, et ensoleillé, d'une ville allemande : tout est propre et en ordre. Nous avons confié notre brave Land Cruiser au service à 14 h 37 pour le reprendre à 16 h, dans un garage Toyota où l'on pourrait manger par terre. Tout est comme ça, ici. Le linge à laver ? Facile ! Laverie et hop, 3 h après, c'est sec, propre et tout !

1er novembre

Il fait « froid » et humide. L'Atlantique maintient un climat relativement frais sur la côte, combiné à un climat désertique (brûlant la journée, froid la nuit)… intéressant ! La journée sera simple : parapente sur les dunes pour Pascal et épilation pour Prisca. Elle a trouvé une esthéticienne « tout comme en Europe » et va, comme elle dit, « arrêter de ressembler à un babouin gelada » (voir les photos d'Éthiopie).

Nous restons une deuxième nuit au backpackers. Nous rencontrons un couple fort charmant (elle est polonaise et lui anglais) avec qui nous mangeons et discutons toute la soirée de l'Afrique, de l'aide humanitaire, etc. Bref, on n'est pas sortis de l'auberge, mais c'était cool.

2 novembre

Nous quittons Swakopmund, nous arrêtons à Walvis Bay pour les courses et continuons vers Sesriem et le désert du Namib. La route est magnifique, les paysages à couper le souffle. Arrivés sur place, nous payons nos entrées au parc pour le lendemain et cherchons activement un camping, car celui du parc est complet. Il faut savoir que ce lieu (Sossusvlei, dans le Namib) est LE lieu de la Namibie (voir les photos). Nous trouvons un « camp site » un peu plus loin, dont le gérant sort certainement tout droit du film « Le Nom de la rose » (un vieil Allemand très sympa et extrêmement hirsute).

La nuit est superbe : fraîche comme dans le désert, avec un ciel étoilé comme seuls les endroits sans aucune lumière peuvent en offrir.

Remarque intermédiaire : cette fois, ça y est, fini la société ! La Nageoire a repris sa vraie nature : il rote et pète sans vergogne et ne change de short que sous la menace d'une douche froide.

3 novembre

Debout à 5 h 45 du mat' pour le lever du soleil sur les dunes du parc. C'est tout de même le seul pays visité qui garde ses dunes dans une réserve naturelle !! Bref, nous roulons quelques kilomètres et commençons notre marche de 3 h 30 dans des dunes toutes plus superbes les unes que les autres. C'est immensément beau (300 km de long sur 150 km de large : une mer de sable). Nous terminons notre marche vers 11 h, sous un soleil de plomb. « J'vous dis, le sable, c'est dur de marcher dedans, donc ! » Nous visitons encore un petit canyon situé à la sortie de « l'élevage de dunes ». De là, nous partons vers Keetmanshoop (ne nous demandez pas comment ça se prononce) dans l'espoir de trouver un endroit pour dormir au milieu de nulle part. Nous tombons finalement sur une ferme qui propose des « accommodations ». Le propriétaire de Lovedale est super sympa et nous offre de la viande à griller pour un soir « version sud-africaine », soit trois jours « version nous ». L'endroit est superbe mais froid, et Prisca nous attrape un rhume ! Les chiens, le chat et les oies nous tiendront compagnie pour la soirée.

4 novembre

Après une vraie grasse matinée (10 h 30), la Nageoire émerge enfin, car l'intérieur de la voiture a atteint une température acceptable. Départ pour Keetmanshoop pour faire quelques courses et mettre à jour le site web. Le soir, nous restons au « Rest Camp » du coin (genre motel américain version camping, mais très sympa et plein de chats).

Deuxième remarque intermédiaire : l'air est tellement sec que nous ressemblons à des crocos de chez Duracell (crocos, parce que ce n'est plus de la peau que nous avons mais des écailles craquelées, et Duracell, parce que nous devons produire au moins 4 kV d'électricité statique chacun… bonjour les bisous !).

5 novembre

Départ pour le Fish River Canyon, au sud de la Namibie. En raison de la saison des pluies (de fin septembre à fin mai), nous ne pouvons pas marcher dans le canyon lui-même. Nous avons du mal à comprendre, car plus sec, tu meurs ! Bref, nous restons sur le rebord, qui offre déjà des vues splendides, et dormons au camping de la réserve… eh oui… ils mettent aussi les canyons dans des réserves !!

6 novembre

Fin de notre périple namibien. Nous quittons avec un certain regret, voire un regret certain, ce pays superbe. Nous passons la frontière sud-africaine à Noordoewer.

En conclusion

Sniff !… La Namibie a été de vraies vacances, et nous conseillons à tous et à toutes de venir faire un tour par ici. Les gens sont sympas, tout fonctionne, les routes et les pistes sont superbes, et la nature, pour ceux qui aiment le sauvage et le sec, est absolument magnifique. Même les douanes sont un plaisir ! Nous aurions aimé rester plus longtemps, mais le temps nous est compté (quelque peu !). C'est de loin le pays le plus super que nous ayons traversé, et croyez-nous, en matière de pays, nous commençons à nous y connaître (surtout en pays merdiques !). Au revoir, la Namibie, mais certainement pas adieu !

Photos

Caprivi 14 photos

Etosha 16 photos

Damaraland & Brandberg 9 photos

Sesfontein & Hoanib 19 photos

Désert du Namib 18 photos

Fish River Canyon 10 photos

Swakopmund & environs 9 photos