18 octobre
Passage de douane pas triste en Zambie, où le douanier de l'immigration nous fait tout un plat parce que nous n'avons pas de visas. En fait, il n'y a pas de problème, car les visas s'obtiennent à la frontière pour 25 $ (simple entrée) ! Là où c'est drôle, c'est que notre cafard de douanier nous fait une quittance de 25 $ pour les deux passeports et note à la main « X 2 ». Réaction immédiate de la Nageoire : « Je peux avoir le 2e reçu, please ? » Le douanier bafouille : « Je vais vous expliquer. » Là-dessus, la Nageoire lui fait : « Rien du tout… je vis en Afrique et je connais la combine, tu ne te mettras pas 25 $ dans la poche, c'est clair ? » Et là, les autres douaniers lui disent, plutôt agressivement : « Il n'y a rien à lui expliquer, fais-lui sa quittance. » Comme quoi, vivre au Kenya nous apprend plein de combines « détecte-magouille » ! Vient le tour de la douane pour la voiture. Je présente le carnet de passage au douanier qui s'en occupe. Le monsieur me dit : « Il n'est pas valable ! » La Nageoire : « Quuuoi ! » Et le mec joue au con (à notre avis, il pourrait être en tête du championnat du monde, catégorie poids lourd) pendant 20 minutes avant de me tendre une feuille à remplir, car la Zambie ne peut pas faire comme les autres pays : elle a ses propres formulaires pour les véhicules. Bref, on remplit le torchon et on entre enfin en Zambie… ça commence bien !
Première nuit à Chipata, au camping du Zambia Wildlife Service. Le camping est vide, mais le bar se remplit vite le soir et le bruit atteint rapidement son apogée. En fait, les Zambiens font la fête du vendredi soir au dimanche soir, et nous sommes justement vendredi ! Pas de bol ! Pour une fois, la douche est tellement chaude qu'elle en est brûlante. Nous décidons de faire toute notre lessive : « une cuite », comme qui dirait. Pour être propre, c'était propre ! Et vite sec !