Nous quittons le backpackers et cherchons le Safari Centre (une sorte de supermarché du camping). C'est incroyable à quel point les Sud-Africains ont développé le camping et le matériel qui va avec. Il faut dire que pendant l'apartheid, ne pouvant quasiment pas sortir de leur pays à cause de l'embargo, ils voyageaient chez eux. Ces supermarchés du 4x4 et du camping proposent une palette de produits incroyable : tentes, chaises, tables, galeries en alu tout équipées (jerrycans, réservoir d'eau, tente pliable), plaques de désensablage, amortisseurs spéciaux, treuils, frigos, la totale. Bien entendu, nous n'arrivons pas à trouver le magasin et nous arrêtons dans un garage Toyota pour demander notre chemin. Là, le type prend sa voiture sans hésiter et nous guide jusqu'à destination. Super sympa de sa part, car nous aurions pu tourner en rond encore un moment.
À ce moment-là, nous nous disons deux choses : 1. la ville est vraiment trop grande pour nous ; 2. les Sud-Africains sont vraiment super sympas et serviables.
Nous trouvons ce que nous voulons, mais nous devrons revenir lundi, car les amortisseurs ne sont pas disponibles et doivent venir de Jo'burg.
Nous décidons alors de retourner au Cap, en ville cette fois, et de visiter un petit peu (au moins en voiture). Il nous faudra pas moins d'une heure pour y arriver, sans jamais quitter la zone urbaine. Nous voilà entre la Table Mountain et la Lion's Head, sur le petit col qui les sépare. De là, côté ouest, nous avons vue sur Clifton, sa plage, ses belles maisons et ses voitures de luxe « que-même-Monaco-peut-aller-se-rhabiller », et de l'autre côté sur Le Cap, son centre et son port. C'est vrai que c'est chouette. Soudain, Paco a le nez en l'air, tel un prédateur guettant sa proie : des parapentes ! Aussitôt, l'opération « trouver le déco illico et voler » se déclenche. Il fera un vol sympa et se posera sur un terrain en bord de mer, juste à côté d'une terrasse genre « Croisette ». La voiture, tel un chien attendant son maître qui vole, rendra la vie impossible à Prisca, qui essaie de boire un verre sur ladite terrasse, en déclenchant son alarme toutes les 20 secondes. Prisca finit par couper l'alarme et rester dans la voiture !
Nous roulons ensuite vers le sud de la péninsule, jusqu'à Muizenberg. À l'entrée du camping où nous passerons la nuit, le gardien nous demande dans un français absolument parfait : « Puis-je vous aider ? » Heureusement que nous étions assis ! En fait, notre ami est congolais et vient de Kinshasa.
La nuit sera froide et humide. Une pluie fine ne cessera de tomber (pratique pour le barbecue !).