← Toutes les destinations
Afrique · Novembre – décembre 2002

Afrique du Sud

Le Cap, les vignobles de Stellenbosch, le Karoo, Titine en conteneur, puis un mois en Golf de location : Drakensberg, Wild Coast, Hogsback… jusqu'au 24 décembre.

32 étapes au carnet50 photos

Carnet de route

6 novembre

Nous voilà en Afrique du Sud ! La frontière est « easy to pass », à part la nana de l'immigration, aussi aimable qu'une porte de grange en fin de vie ! Nous passons la nuit à Springbok et tout est cool. Nous avons pris contact avec notre transitaire de Johannesburg : la voiture est « bookée » sur le bateau pour l'Australie ! Good news!

7 novembre

Départ de Springbok pour Cape Town, ou Kaapstad pour les intimes. Nous descendons le Namaqualand, réputé pour ses champs de fleurs sauvages. Malheureusement, nous arrivons quelques semaines trop tard : il ne reste que quelques champs pas tout à fait secs. Quelque cent kilomètres plus loin, le paysage change et devient vallonné et vert. Les premiers vignobles du Western Cape font leur apparition. Magnifiquement entretenue, la région est superbe. Après 400 km de routes excellentes (presque meilleures qu'en Europe), nous passons un col et tombons sur ce qui nous semble être « le grenier » de l'Afrique du Sud : des champs de blé à perte de vue (à se demander si nous ne sommes pas aux USA !). Bientôt, nous voyons se dessiner au loin la fameuse Table Mountain : nous approchons sérieusement du Cap. Colline après colline, nous roulons sur cette route infiniment droite et soudain, nous y voilà : la péninsule du Cap est devant nous. À ce moment-là, c'est la panique dans la voiture, le nervous breakdown. Nous devons presque nous arrêter sur le bord de la route, faire de la relaxation, calmer notre pouls, car la pression est à son comble : nous avons peur, chaud, puis froid. Nous claquons presque des dents et avons des sueurs froides, bref, rien ne va plus à bord : c'est astronomiquement grand ! Après nos semaines passées en pleine brousse, nous avons beaucoup de peine à gérer la situation. Bref, pas le choix, il faut y aller. Nous arrivons par le nord et nous arrêtons dans une station-service pour acheter un plan de la ville. Nous rencontrons un monsieur très sympa qui travaille pour une entreprise genre Securitas (il n'y a que ça en Afrique du Sud). Tenez-vous bien : le type fait des patrouilles de jour en voiture et est équipé en permanence d'un gilet pare-balles, d'un pistolet qui doit peser au moins 25 kg tellement il est gros, de la radio, du pager, etc. Bref, ça ne rigole pas dans le coin. Il nous donne plein de conseils utiles avec un accent afrikaans (prononcé « afrikâââns ») très prononcé et nous explique un peu la ville. En fait, Le Cap est tout petit, mais les petites villes voisines ont grandi au point de le toucher (pour ceux qui habitent à Fribourg, c'est comme Marly ou Givisiez, mais vingt fois plus grand). Le tout forme une immense jungle urbaine où la criminalité est difficile à gérer. Nous trouvons un backpackers pour la nuit dans un « village » baba cool. Il fait froid ! Heureusement, nous pouvons cuisiner à l'intérieur et manger au chaud. Nous rencontrons alors deux filles belges qui dorment dans une tente juste à côté de notre voiture. Elles nous racontent que la nuit précédente, elles se sont fait réveiller (dans leur tente !) par trois gars qui essayaient de la démonter pour la voler ! Glurps ! Ça commence bien : avec tout le matériel que nous avons dans le Land Cruiser, il faudra faire très attention.

8 novembre

Nous quittons le backpackers et cherchons le Safari Centre (une sorte de supermarché du camping). C'est incroyable à quel point les Sud-Africains ont développé le camping et le matériel qui va avec. Il faut dire que pendant l'apartheid, ne pouvant quasiment pas sortir de leur pays à cause de l'embargo, ils voyageaient chez eux. Ces supermarchés du 4x4 et du camping proposent une palette de produits incroyable : tentes, chaises, tables, galeries en alu tout équipées (jerrycans, réservoir d'eau, tente pliable), plaques de désensablage, amortisseurs spéciaux, treuils, frigos, la totale. Bien entendu, nous n'arrivons pas à trouver le magasin et nous arrêtons dans un garage Toyota pour demander notre chemin. Là, le type prend sa voiture sans hésiter et nous guide jusqu'à destination. Super sympa de sa part, car nous aurions pu tourner en rond encore un moment.

À ce moment-là, nous nous disons deux choses : 1. la ville est vraiment trop grande pour nous ; 2. les Sud-Africains sont vraiment super sympas et serviables.

Nous trouvons ce que nous voulons, mais nous devrons revenir lundi, car les amortisseurs ne sont pas disponibles et doivent venir de Jo'burg.

Nous décidons alors de retourner au Cap, en ville cette fois, et de visiter un petit peu (au moins en voiture). Il nous faudra pas moins d'une heure pour y arriver, sans jamais quitter la zone urbaine. Nous voilà entre la Table Mountain et la Lion's Head, sur le petit col qui les sépare. De là, côté ouest, nous avons vue sur Clifton, sa plage, ses belles maisons et ses voitures de luxe « que-même-Monaco-peut-aller-se-rhabiller », et de l'autre côté sur Le Cap, son centre et son port. C'est vrai que c'est chouette. Soudain, Paco a le nez en l'air, tel un prédateur guettant sa proie : des parapentes ! Aussitôt, l'opération « trouver le déco illico et voler » se déclenche. Il fera un vol sympa et se posera sur un terrain en bord de mer, juste à côté d'une terrasse genre « Croisette ». La voiture, tel un chien attendant son maître qui vole, rendra la vie impossible à Prisca, qui essaie de boire un verre sur ladite terrasse, en déclenchant son alarme toutes les 20 secondes. Prisca finit par couper l'alarme et rester dans la voiture !

Nous roulons ensuite vers le sud de la péninsule, jusqu'à Muizenberg. À l'entrée du camping où nous passerons la nuit, le gardien nous demande dans un français absolument parfait : « Puis-je vous aider ? » Heureusement que nous étions assis ! En fait, notre ami est congolais et vient de Kinshasa.

La nuit sera froide et humide. Une pluie fine ne cessera de tomber (pratique pour le barbecue !).

9-10 novembre

Départ pour Stellenbosch, capitale du vin sud-africain. Nous ne supportons plus le froid humide de la côte. Nous trouvons un backpackers bien animé, musique techno et drum & bass : le Stumble Inn. Nous y passerons deux nuits. La ville est super jolie avec ses maisons de style hollandais, ses murs blancs, ses petits jardins, bien propre et tout. Bien entendu, il y a des « wine shops » un peu partout. Nous apprécions de pouvoir marcher dans les rues sans crainte. Mais cette quiétude ne fera pas long feu : alors que nous retirons de l'argent au Bancomat, quatre mecs sortis de nulle part nous entourent et veulent soi-disant nous aider. Ils prennent la carte de crédit des mains de Prisca pour essayer de l'introduire dans l'appareil. Il nous a fallu un petit moment pour réagir, la reprendre vite fait bien fait et filer. Il semblerait que ce soit une situation courante dans le pays : le gars vous embrouille en brusquant les choses, insère la carte puis appuie sur tous les boutons jusqu'à tout bloquer. Ensuite, il arrive apparemment à la faire ressortir : souvent, ils glissent un bout de papier dans le lecteur et savent parfaitement le récupérer avec la carte. Il nous faudra un moment pour nous calmer. Nous vivons en Afrique depuis un certain temps, et pourtant, ça nous est arrivé ! Ne jamais relâcher sa vigilance.

Fin d'après-midi bien arrosée dans le jardin du backpackers… il faut tout de même goûter un peu ces vins, boudju ! Nous nous lançons dans une « SMSation » avec les Rapochons !! Le soir, nous allons manger des fruits de mer, accompagnés d'une autre bouteille de vin… ben voyons !!

Et là, c'est la crise ! Rien ne va plus (eh oui ! ça nous arrive aussi !!) : le stress, les émotions, les frustrations de l'un et de l'autre… bref, la suite du voyage est carrément remise en question. Sans doute le stress de l'Éthiopie, cette course contre la montre pour rattraper le temps perdu sur les routes éthiopiennes, ces journées passées à rouler, ces passages de douane merdiques, les problèmes pour changer de l'argent, l'insécurité ambiante dans les villes sud-africaines, la voiture pleine de matériel que nous n'osons pas vraiment laisser, l'incident du Bancomat : tout cela mis ensemble déclenche une crise qui, croyez-nous, n'est pas superficielle ! Il nous faudra deux jours pour nous en remettre et reprendre le dessus. Cela nous a étrangement rappelé les 10 jours de voyage que nous avions faits avec Daniel et Valérie : hyper sympa, mais fatigant. Quelque 2500 km à travers la brousse kényane, à quatre dans le Land Cruiser, en changeant de camping presque tous les jours et en roulant de 8 à 12 h par jour.

Si nous pouvons donner un conseil : ne pas forcer les choses. Si on est fatigué, on s'arrête deux jours au même endroit, histoire de bien dormir et de ne plus toucher le volant. La communication entre les personnes est aussi primordiale. Si on n'a pas le temps de tout faire, eh bien, ce n'est pas la mort. Mieux vaut faire ou voir moins de choses, mais apprécier celles que l'on fait.

Rassurez-vous : tout va bien à l'heure où nous écrivons ces quelques lignes.

11 novembre

Départ pour Le Cap, où nous devons d'abord aller chercher les amortisseurs du Land Cruiser. Ensuite, nous décidons de longer la côte en direction d'Hermanus, où nous voyons des baleines à quelques mètres de la plage. Vraiment impressionnant !

Quelques courses plus tard, nous nous retrouvons dans un camping en bord de mer. Petite grillade, bouteille de rouge et une bonne nuit ! Cool !!

12 novembre

Après un coup de téléphone de Frank, notre transitaire, nous décidons d'aller à Johannesburg et non plus à Durban : il sera beaucoup plus simple de préparer la voiture dans leur entrepôt qu'à Durban. L'idée d'aller à Johannesburg ne nous enchante pas vraiment, mais le fait que tout sera plus simple pour l'envoi du véhicule nous convainc. Nous continuons jusqu'à Mossel Bay avant de prendre la route du centre du pays via Graaff-Reinet. L'arrivée au camping de Mossel Bay est épique : 17 h 30, plus personne à la réception ! Nous cherchons et finissons par croiser des gens qui vivent dans une maison juste à côté. Ils nous disent : « Installez-vous dans le camping, les gérants sont des idiots. Si demain matin, quand vous partez, il n'y a personne… eh bien, vous ne payez pas ! »

12 novembre (suite)

Départ pour le Karoo, une région sauvage faite de plaines magnifiques. Nous nous arrêtons à Graaff-Reinet, petite ville fort sympathique, exactement de la taille qu'on aime ! Nous passons au cybercafé du coin, qui est en fait un tour-opérateur local (Karoo Connection).

Le soir, encore une petite grillade au camping, mais cette fois, le bois n'est pas tout à fait sec et Paco nous fait une fumée d'enfer « dont il faudra deux jours pour nous remettre ».

13-14 novembre

Visite de la Karoo Nature Reserve et de sa Vallée de la Désolation. Très beau ! Prisca observe des tortues « semi-géantes » pendant que Paco se fait secouer sous son parapente (grandes oreilles pour descendre). Après ça… trop tard pour partir. Nous décidons de rester une nuit de plus et retournons au cybercafé. Nous venions en effet de recevoir un message d'Emirates au sujet de nos billets d'avion réservés par Internet : Emirates ne peut pas les imprimer en Afrique du Sud, car nous n'avons pas de carte de crédit « issued in South Africa ». Arggg ! La solution : Emirates à Zurich les imprime et nous les envoie à Jo'burg… Simple, quoi !

En sortant, nous commençons à discuter avec David, un des guides de Karoo Connection, et après 15 minutes, ça se termine ainsi : « Que faites-vous ce soir ? » nous demande David. « Heuu, ben rien de spécial, pourquoi ? »… David : « J'aimerais vous inviter à la maison pour le dîner ! » … OK pour nous. Nous passons une soirée super sympa chez David, Linette, leur fille Danielle et le tout petit chien Inga (6 semaines), qu'ils viennent d'adopter. Les bouteilles de rouge ont défilé les unes après les autres. On a fini à 3 h du mat' !

15 novembre

Départ pour Bloemfontein, où nous passons la nuit dans un camping au bord de la route principale… on se croirait en France !!

16 novembre

Après 2 h de route, nous arrivons à Kroonstad, une ville rurale assez grande. Aucun touriste étranger au camping : ici, les touristes sont locaux. C'est intéressant de se retrouver au milieu des Sud-Africains et de leur tradition du week-end : braai (barbecue), bière et vin, et match de rugby à la télé devant leur caravane. Ce sera notre dernière soirée avec Titine… Demain, elle dormira dans un entrepôt, et nous dans un vrai lit… c'est quoi, ça ?

17 novembre

Départ pour Vereeniging (imprononçable !!), en périphérie de Jo'burg, où vivent Frank et Elaine, nos transitaires. Ils vont nous héberger jusqu'au départ du conteneur pour l'Australie. Rendez-vous sur la route avec Frank, et nous voilà devant leur maison. Ouaaaah ! Si vous aviez vu nos têtes ! La maison est tout simplement superbe, avec son porche de 6 m de haut bordé de colonnes, son jardin anglais, ses grands arbres… bref, le conte de fées. Après un excellent repas de midi préparé par Peter, leur cuisinier, nous allons à Jo'burg mettre la voiture dans le hangar où elle sera préparée.

18-19-20 novembre

Nous passons trois jours à nettoyer et préparer la voiture. Les Australiens sont tellement stricts que s'il restait un seul grain de poussière sur la voiture, ils seraient capables de brûler Titine ! Le rythme est soutenu : départ de la maison à 6 h 30 – 7 h, retour le soir à 18 h !! Vous imaginez la Nageoire… une tête à mille coins tous les matins !

Mercredi matin, c'est le grand jour : le conteneur est là, la voiture est prête. Nous chargeons Titine, l'attachons solidement et attendons les douaniers pour fermer le conteneur. Tout se passe bien et, à 13 h, les portes se referment. Titine part pour l'Australie et nous voilà comme deux orphelins ! S'il vous plaît, ne pleurez pas !! On s'en remettra. Nous avons loué une Golf pour le mois que nous allons passer ici.

Dernière soirée avec Frank et Elaine sur leur terrasse.

Nous tenons très sincèrement à remercier ce couple d'une extrême gentillesse et d'une hospitalité hors du commun. Ils ont été comme des parents pour nous pendant ces quatre jours et, croyez-nous, après avoir entendu les histoires (vols d'argent, agressions, etc.) d'autres voyageurs passés par les backpackers de Jo'burg, nous avons vraiment eu de la chance.

Nous ne pouvons que recommander leurs services (Move It Removals, Crown Mines, Johannesburg).

21-22-23 novembre

Départ de Vereeniging pour le Drakensberg. Nous nous arrêtons à l'Oliviershoek Pass, à 1758 m (au sud de Harrismith), dans un backpackers super joli avec une vue impressionnante sur la vallée.

Prisca fait du cheval et la Nageoire du parapente : l'équilibre est maintenu et tout va bien !!

24 novembre

Départ de l'Oliviershoek Pass (le nez dans le brouillard) vers des contrées un peu moins humides ! Nous nous arrêtons à Bulwer, un petit village au sud du Drakensberg. Le Mountain Park Hotel sera notre base pour quelques jours. Ce vieil hôtel anglais a un style vraiment intéressant : des planchers qui grincent, un bar-pub typique et un petit backpackers à l'extérieur, où nous dormons.

25-26-27 novembre

Journées superbes à faire du cheval et du parapente dans un cadre montagneux et vert… la Gruyère, quoi !! Prisca a mal partout à force de « bourriner » et la Nageoire a de nouveau le nez qui pèle après des heures passées sous son aile.

28 novembre

Nous quittons la « Gruyère » de l'Afrique du Sud pour la Wild Coast : destination Coffee Bay (rassurez-vous, il n'y a pas plus de café là-bas que d'eau dans le désert !). Nous arrivons au Bomvu Backpackers, un endroit bordélique à souhait mais très sympa.

29-30 novembre – 1er décembre

Notre chambre est en fait une hhhhutte, et c'est très cool.

Ils organisent des ateliers « drum » au backpackers, où le but est de fabriquer son propre tam-tam. Le soir, autour du feu, un concert s'improvise entre le « teacher » et les élèves « tambourineurs », le tout sous l'influence non négligeable de leur space cake maison, dont on vous laisse deviner le contenu !!!!

La journée, Prisca « canassonne » sur la plage et la Nageoire dort… Ah oui !!

Comme Prisca a les chakrâââs tout bouchés… elle se fait tripoter les méridiens par le Dr Chi… (remarque de la Nageoire : « Ben voyons… j'vais lui casser les dents, au Chi qui tâte ma nana !! »)

2-4 décembre

Nous remontons sur les hauteurs. Nous arrivons à Hogsback (« dos de sanglier ») dans un backpackers nommé « Away with the Fairies » (« partis avec les lutins » !!). Les paysages sont magnifiques et nous nous demandons pourquoi ils n'ont pas tourné « Le Seigneur des anneaux » ici (voir les photos). Nous marchons dans une forêt mystico-superbe en nous attendant à tout instant à rencontrer Bilbo ou Gollum !… Non, non, on n'a pas mangé de cake !

Le soir, un orage nous coupe l'électricité et nous devons cuisiner dans la cheminée ! Ambiance « chalet » ! Ensuite, un p'tit tour au « Hogwarts » (le bar du backpackers), où le feu, les bières et les parties de baby-foot nous font oublier que nous sommes coupés du monde !! Cool, non ?

5 décembre

Nous descendons de notre village de Hobbits pour nous rendre… je vous le donne en mille… à Graaff-Reinet (voir les 13-14 novembre). Nous revoyons nos amis, avec qui nous avions bien fait la fête la dernière fois, et sommes invités à rester chez eux. Aïe !! La gueule de bois le lendemain !

Et cet après-midi-là, nous reprenons contact avec Mike et Penny, nos compagnons de voyage ! Alors là, il faut qu'on vous explique !!

Nous décidons d'envoyer un SMS sur le portable de Mike, à son numéro de Londres… oui, oui, ils sont bien en Afrique, mais le roaming entre Orange UK et l'Afrique du Sud doit fonctionner ! Nous supposons qu'ils ne doivent pas être loin, car Penny doit être au Cap le 10 décembre. Dix minutes plus tard, nous recevons une réponse : ils nous demandent si nous allons bien et où nous sommes. Là-dessus, nous renvoyons un SMS au numéro de Londres en nous disant : « Tcheu… ça marche d'enfer, ce roaming ! » Plus aucune réponse de tout l'après-midi. Vers 18 h, on se dit que la réponse est tout de même un peu lente à venir ! Par hasard, nous vérifions le numéro « d'où-c'est-qu'leur-réponse-est-v'nue »… Arrrgghh ! Saperlipopette !!!! C'est un numéro sud-africain (Vodacom) ?? Là-dessus, nous appelons Mike direct au numéro susmentionné ! En fait, ils sont à Kimberley et descendent sur Graaff-Reinet demain. Pur hasard, on vous le promet. On prend rendez-vous pour le 6 en ville.

Là où c'est drôle, c'est qu'ils n'ont jamais reçu nos SMS envoyés au numéro de Londres, car ils avaient déjà mis leur carte SIM Vodacom, et que c'est par « magie » qu'ils se sont dit que « ce serait cool d'avoir de nos nouvelles !!! »

Vous suivez ?… Ah, c'est beau, la technique !

6 décembre

La Nageoire va faire du parapente et Prisca du shopping. Nous commençons aussi à nous énerver pour nos billets d'avion, car nous n'avons toujours rien reçu d'Emirates. Ça se termine par un coup de fil à Zurich. Ils nous auraient envoyé un mail expliquant que tout était en ordre et que les billets seraient au guichet Emirates de Jo'burg avant le 24 décembre : nous n'avons rien reçu… moins belle, la technique !! Dans l'après-midi, nous retrouvons Mike et Penny. Les histoires, les aventures des uns et des autres… bref, tout y passe depuis qu'on s'est séparés à Nairobi. Le soir, un « braai » (prononcé « brrrraïe »… bref, le barbecue sud-africain) est organisé chez David et Linette, nos hôtes. Again : aïe, les cheveux !

7 décembre

Nous bougeons nos fesses de quelques kilomètres pour aller avec Mike et Penny à Nieu-Bethesda, connu pour sa « Owl House » (voir les photos), la maison de Miss Helen, qui y faisait des sculptures en béton armé. Elle s'est suicidée à l'âge de 78 ans. On vous laisse le soin d'apprécier ou non ; nous avons trouvé l'ambiance spéciale. Nous logeons dans un backpackers tenu par une Suissesse alémanique et son mari, qui ont fait le voyage depuis la Suisse en transports publics, via l'Afrique de l'Ouest, le Congo, le lac Tanganyika, etc. Des gens vraiment chouettes.

8 décembre

Nous partons de Nieu-Bethesda pour Wilderness. Bien entendu, nous n'avons rien réservé et, comme c'est la saison touri-machin, nous nous retrouvons à camper au Fairy Knowe Backpackers (encore des lutineries !!) dans une tente pas étanche (alors qu'il pleut) qu'on nous a prêtée, le tout après une soirée furieusement arrosée (because dernier jour du voyage de Mike et Penny).

9 décembre

Départ de Mike et Penny pour Le Cap. Nous décidons de rester à Wilderness et trouvons une chambre au Wild Welcome Backpackers.

10-11-12 décembre

Nous passons quelques jours sur place à glander, à faire un peu de cheval et du parapente. Nous rencontrons aussi Sylvie, la compagne de Tom, le patron du Wild Welcome. Quelques soirées bien sympas s'organisent.

15-16 décembre

Départ pour Oudtshoorn, où nous passons le week-end. Steaks d'autruche à gogo dans cette région où ces poules géantes sont « cultivées ». Le backpackers est sympa et très calme. Nous dormirons jusqu'à midi… heureusement que ce sont bientôt les vacances… Pffff !!! On est tellement crevés.

17 décembre

Retour à Wilderness, où nous devons passer prendre une aile au centre de parapente du coin. Au passage, nous nous arrêtons au Wild Welcome Backpackers pour consulter nos mails. Nous voilà « coincés » sur place ! Nous y passerons la nuit. Barbecue le soir avec les patrons… super cool.

18 décembre

En route pour Port Elizabeth, où nous nous arrêtons pour voir quelles sont les possibilités de vols vers Jo'burg. Nous pensons sérieusement à ne pas rentrer à Jo'burg via Le Cap (même si nous avons déjà les billets Le Cap – Jo'burg) depuis Bushmans River, où nous allons : cela nous ferait encore 700 km ! Finalement, nous rachetons deux billets Port Elizabeth – Jo'burg, et tant pis pour les billets Le Cap – Jo'burg.

Nous arrivons en fin d'après-midi à Bushmans River, où les parents de Penny ont loué une maison de vacances pour les fêtes de fin d'année. Nous rencontrons toute la famille Hurly et sommes accueillis comme des princes.

19-20-21 décembre

Journées tranquilles à ne faire… presque rien… un peu de marche sur la plage, un peu de pêche, un peu de lecture… et surtout des barbecues et des bièèèèrrrres !

22 décembre

Départ pour Port Elizabeth, où nous passerons la nuit avant de remonter sur Jo'burg… la fin du voyage africain approche !!! À l'entrée de Port Elizabeth, c'est l'apocalypse selon saint Biscuit : le ciel est au niveau de la mer, « et soudain, la nuit tomba », incroyable. On était dans le cumulonimbus, dont la base était à zéro mètre d'altitude ! Bref, nous trouvons notre chemin jusqu'au backpackers. Après quelques minutes dans la maison, on commence sérieusement à se demander où nous sommes tombés ! Le patron, très sympa par ailleurs, n'a aucune idée de la manière de gérer son backpackers. Il commence à nous demander combien nous voulons payer pour à peu près tout : la chambre, les boissons au bar, l'heure d'Internet. Il nous dit même que si ça ne nous plaît pas ici, eh bien, il ne nous ferait pas payer la chambre, juste pour qu'on reste !! Le délire total. Comme nous sommes très « Suisses » dans le fond, nous décidons de rester et de payer des prix corrects. Le top, c'est qu'on lui trouve même quelqu'un pour s'occuper de son établissement : nous avions rencontré à Hogsback une Anglaise qui travaillait temporairement pour notre backpackers et allait partir vers la fin décembre. Un coup de téléphone plus tard, le patron se retrouve avec quelqu'un qui arrive dans deux jours.

23 décembre

Départ pour Jo'burg. Et c'est là que les sueurs froides commencent. Nous allons chercher nos billets d'avion pour Perth au bureau Emirates. Tout devait être arrangé d'après le coup de fil avec le gars d'Emirates Zurich. Eh bien… pas tout à fait. En fait, rien n'était fait !! La réservation Internet était toujours valable (ouf !!), mais l'émission des billets était passée aux oubliettes. Ni paiement, ni communication entre Zurich et Jo'burg… rien ! La fille du bureau Emirates nous dit d'aller directement au guichet de South African Airways (qui s'occupe des billets Emirates) pour voir s'il est encore possible d'imprimer et surtout de payer nos billets. Nous avions toujours le problème de la carte de crédit internationale, normalement refusée en Afrique du Sud pour ce genre de transaction. Heureusement pour nous, tout se passe pour le mieux : le gars du guichet, aussi pro que sympa, nous imprime ces deux billets vite fait bien fait, accepte la carte de crédit et hop ! on est bons pour demain. Dernier détail à régler : recevoir une copie du « bill of lading » du conteneur pour pouvoir le récupérer à Perth. Il a fallu courir pour trouver un fax où nous le faire envoyer. Finalement, c'est au bureau Emirates que nous le récupérons, juste avant de partir.

Dernière soirée en Afrique du Sud, dernier barbecue et dernières bières !

24 décembre

Départ pour l'aéroport, où nous attendent 21 h d'avion (Jo'burg – Dubaï – Perth)… heureusement… on aura plein de films à voir !!

En conclusion

Nous quittons l'Afrique du Sud avec le même sentiment que la Namibie. C'est vraiment un pays super à visiter. Les gens que nous avons rencontrés sont adorables, et nous garderons des souvenirs pleins de sourires, d'attentions et de gentillesse. Même si la réputation du pays est entachée par son taux de criminalité et par les problèmes raciaux liés à son histoire, nous avons bon espoir que cela changera.

Côté sécurité, à part le petit incident de Stellenbosch, rien ne nous est arrivé. Voici nos conseils pour ceux qui veulent venir ici :

  • Éviter les backpackers au centre des grandes villes ou dans des quartiers trop « populaires » (certaines histoires vécues par des backpackers ne sont pas tristes).
  • Ne pas se promener avec trop d'argent liquide ou d'objets de convoitise.
  • Ne pas hésiter à demander aux gens du coin ce qu'il en est de la sécurité sur place.
  • Faire attention aux Bancomats (conseil repris dans tous les guides).
  • Si l'on voyage en voiture, la garer dans des endroits surveillés et ne rien laisser de visible à l'intérieur (tout comme en France ou en Italie, d'ailleurs).
  • Ne pas rouler de nuit.
  • Surtout, faire preuve de bon sens et ne pas forcer les choses.

Une page se tourne, un nouveau chapitre commence… l'Australie.

Photos

Garden Route & Karoo 18 photos

Départ de Titine & Oliviershoek Pass 8 photos

Wild Coast & Hogsback 11 photos

Owl House, Nieu-Bethesda 13 photos